Carence en fer ? Comment faire !

carence en fer
Selon l'OMS, plus d'un milliard de personnes est atteint par une carence en fer. Il s'agit de la déficience nutritionnelle la plus fréquente dans le monde !
Elle concerne le plus souvent les nourrissons, les enfants, les adolescents, les femmes et plus particulièrement celles en âges de procréer, les femmes allaitantes et les sportifs de haut niveau. Les déficits par saignement et/ou états inflammatoires chroniques sont également des causes de carences. Le manque de fer va essentiellement diminuer la production d'hémoglobine, transporteur de l'oxygène et entraîner une anémie ferriprive. D'autres répercussions plus lentes et insidieuses sont à noter comme nous allons le voir.
L'importance de l'état intestinal est capitale dans la prise en charge des carences en fer.

Indispensable à de nombreuses fonctions biologiques, le fer existe en faible quantité dans le corps. L’organisme adulte d’un homme contient environ 4g de fer et celui d’une femme 3.5 g. Il est présent sous deux formes : le fer héminique (70%) et le fer non héminique (30%).
C’est grâce à lui que les cellules de notre organisme et en particulier les cellules musculaires sont correctement ravitaillées en oxygène. Il est indispensable dans toutes leurs activités respiratoires et énergétiques. L’hémoglobine fixe l’oxygène sur le fer dans les alvéoles pulmonaires pour le distribuer dans les tissus. Le fer intervient aussi dans la synthèse de l’ADN.

Le métabolisme du fer :

Le métabolisme du fer est particulier puisqu’il agit en circuit fermé. La quantité de fer présente dans l’organisme est en permanent renouvellement. Il est utilisé pour la synthèse de l’hémoglobine, est repris après destruction des globules rouges et réutilisé. Ce phénomène est d’une importance extrême car en cas de non compensation de ces pertes par des apports alimentaires justes,  subvient un déséquilibre du statut en fer. Les quantités de fer éliminées chaque jour sont faibles (environ 1 à 2 mg). Une diminution du stock de fer dans l’organisme augmente l’absorption du fer alimentaire, alors qu’une augmentation la diminue. Normalement, les pertes de fer doivent être contrebalancées par l’alimentation mais si les apports alimentaires sont insuffisants s’installe une carence aux conséquences délétères pour la santé.

Nos besoins en fer

 Age  Homme  Femme
Enfant 0 à 12 mois
6 à 10 mg
6 à 10 mg
Enfant 1 à 6 ans
7 mg
7 mg
Enfant 6 à 9 ans
8 mg
8 mg
Enfant 10 à 12 ans
10 mg
10 mg
 13 à 19 ans
 13 mg
16 mg
 Adulte  9 mg
 10 mg
 Femme enceinte
   30 mg
 Adulte sénior
 10 mg
 10 mg

Fer et alimentation :

L’alimentation apporte 6 mg de fer pour 1000 kcals :

L’absorption du fer alimentaire est corrélée avec la teneur en fer des aliments mais aussi et surtout avec sa biodisponibilité, c’est-à-dire la façon dont on va l’utiliser. La teneur en fer des aliments est très variable. Une très faible quantité de fer présente dans les aliments est réellement absorbée par l’organisme. Cette absorption est dépendante de la forme chimique du fer. On peut vite s’en apercevoir avec certaines prises de Fer qui peuvent donner des selles noires ou des inconforts digestifs. Une grande partie du fer absorbée nous dit « au revoir » au fond des toilettes !
Besoins en fer et apports conseillés :

Les pertes journalières de fer sont pour 75% digestives et de l’ordre de 1 mg chez l’adulte, 1.3 mg chez la femme en raison des règles. Ces pertes peuvent être diminuées lors de la prise de contraceptifs oraux qui abaissent le volume des pertes menstruelles et augmentées, à l’inverse par l’utilisation du stérilet.

Le manque de fer touche surtout les femmes, les enfants, les séniors et les sportifs

L’allaitement augmente de 1 mg par jour les besoins en fer et la grossesse de 2 à 4 mg.
La grossesse au total utilise environ 700 mg de fer ce qui dépasse les réserves de l’organisme d’une femme (500 mg environ). C’est pour cette raison que la période de grossesse est très surveillée sur le plan de cette complémentation.
Les enfants en raison de la croissance, ont un besoin accru d’environ 1 mg/jour. La première année, l’enfant double son fer corporel et triple son poids de naissance. Les besoins en fer, par kg, de l’enfant à un an, sont 8 à 10 fois supérieurs à ceux d’un homme adulte. Une autre période, celle de l’adolescence s’accompagne de besoins accrus.
Selon plusieurs études mesurant le statut en fer dans la population, il apparaît que la carence en fer, touche une grande partie de la population : Les femmes : 67% des femmes enceintes et 22% des femmes en âge de procréer.
Selon l’étude Val de Marne les apports en fer varient de 9 à 10 mg chez les femmes alors que les ANC recommandent 16 mg/j. C’est ainsi que 90 % des femmes en âge de procréer  ne reçoivent pas les apports conseillés en fer (6% des hommes seulement).
Les personnes âgées sont également concernées (déficit d’apport alimentaire, pertes digestives par saignement, modification de la flore intestinale et malabsorption digestive…), les végétariens, les sportifs de haut niveau (où les carences sont fréquentes chez les athlètes ayant une dépense énergétique forte et ceux pratiquant des disciplines de longue durée). Chez ces derniers le déficit en fer est quasi systématique sans diminution du taux d’hémoglobine. Ces déficits en ferritine sont en corrélation avec la hausse des pertes par hémolyse mécanique des globules rouges, la transpiration, les hémorragies digestives et donc la mauvaise absorption, les insuffisances d’apport.
Chez le sportif, il est conseillé de prévenir ces anémies ferriprives par une alimentation adaptée et une supplémentation en fer à faible dose et de façon discontinue.
Le déficit en fer peut être à l’origine de fatigue, pâleur, atteinte et fragilité des ongles et cheveux , tachycardie mais aussi de dérèglement du système dopaminergique qui contrôle, entre autre, le mouvement…
Ce dérèglement pourrait notamment être à l’origine de certaines hyperactivités de l’enfant.
Les enfants et les nourrissons sont également touchés. La carence en fer  atteint 20 à 30% des enfants au cours des trois premières années de vie et est très marquée dans certaines populations à risque (antécédent de prématurité, retard de croissance intra-utérin, gémellité, intervalle entre deux grossesses inférieur à 2 ans).
Les besoins de l’enfant au cours de la première année sont très importants. L’enfant triple son poids au cours de la première année et double son fer corporel. Les besoins en fer sont considérables chez le jeune enfant : à un an, exprimé en kg de poids corporel, les besoins de l’enfant sont 8 à 10 fois supérieurs à ceux d’un adulte de sexe masculin ( INACG, 1979 ; FAO/OMS 1989).
A noter, les enfants nourris avec des laits maternisés  ne reçoivent pas la même quantité de fer que ceux nourris au sein (alimentation idéale du nourrisson car parfaitement étudiée à ses besoins). L’absorption intestinale du fer provenant du lait de femme est très élevée, de l’ordre de 50% et plus, alors que seulement 5 à 10% du fer contenu dans le lait de vache est absorbé (Makrides et al.1998).
Les apports journaliers conseillés en fer sont de 6 à 10 mg de 0 à 1 an, de 7 mg de 1 à 10 ans et de 10 à 16 mg pendant l’adolescence. Une enquête sur la consommation alimentaire réalisée en 1997, montre un apport trop faible en fer et inférieur aux recommandations chez les enfants. 

Rôle de l’intestin dans l’absorption du fer :

L’intestin joue un rôle essentiel, tant dans l’absorption du fer que dans l’économie de son statut, notamment chez les femmes, puisque les bactéries intestinales synthétisent en partie, la vitamine K (vitamine de la coagulation). Certaines anémies sont majorées par un dysfonctionnement de l’intestin et de la flore intestinale.  Muqueuse intestinale inflammatoire et perturbation de la flore intestinale cohabitent souvent au cours d’une anémie.

Soigner le manque de fer par un complément alimentaire :

LERECA a mis au point un complément alimentaire associant du fer, des ferments lactiques (un mélange de 4 souches de ferments lactiques), des ingrédients riches en vitamines C et  des co-facteurs d’absorption du fer.

Rédigé le  12 fév. 2016 0:41  -  Lien permanent

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